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30.01.2008

De retour

Salut à tous,

Merci à vous d'être aussi nombreux à venir visiter mon blog. Après quelques jours d'absence, je suis de retour et vous propose bientôt de découvrir un à un les joueurs de la réserve du Real, le Real Madrid Castilla. Une série qui sera émaillée de billets sur l'histoire de cette équipe, la politique de recrutement ainsi que les futurs stars des équipes de jeunes du club.

J'en ai profité pour revoir l'habillage du blog, un peu trop terne à mon goût...

J'espère que vous apprécierez

Merci encore à vous,


Nando33

22.01.2008

Juan Manuel MATA, "el Matador" de Valence

Juan Manuel MATA García

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date de naissance 28.04.88
lieu de naissance Burgos (ESP)
nationalité ESP
position attaquant/milieu offensif gauche
international ESP U19, ESP U21
site web -

>carrière
Juventud Estadio
Real Ovideo
03-04 Real Madrid Cadete A -/40
04-05 Real Madrid Juvenil C -/-
05-06 Real Madrid Juvenil A 29/18
06-07 Real Madrid Castilla 39/10
Real Madrid 0/0
07-08 FC Valence 7/0

>bio
Sa jeunesse
• Mata est né à Burgos avant d’émigrer à l’âge de trois ans en Asturies à Oviedo. Il commence à taper dans un ballon à l’école de football de la Fresneda dirigée par Iñaki Artabe. Puis il rejoint le Juventud Estadio avant de passer au Real Oviedo à 12 ans. En effet, la famille est tributaire de la carrière du papa, footballeur passé entre autres par Salamanque, Burgos et donc, Oviedo. Le fiston se met en évidence de par sa technique, sa vivacité et surtout le nombre de buts qu’il enfile. Au bout de trois années passées à Oviedo, cap sur Madrid et le Real qu’il intègre à ses 15 ans. Nous sommes en 2003. Il débute chez les Cadete A – pour lesquels il claque 40 buts lors de sa première saison au club – avant de passer par les Juvenil C pour arriver dans l’équipe des Juvenil A en 05-06.


05-06
• Là, il explose. Avec Alberto Bueno, il compose le duo d’attaque de l’équipe menée par Alejandro Menéndez qui s’adjuge d’abord la Liga en División de Honor. Puis c’est lui qui offre aux merengues la Copa de Campeones que le Real va survoler. Dès le premier match contre Las Palmas le 1er Mai 2006, il signe un doublé pour une victoire 3-0. Même score quatre jours plus tard contre le Barça bien que Mata reste muet. Il sort de son mutisme en finale le 7 Mai contre Valladolid. D’un coup franc magistral à la 59ème minute, il scelle la victoire des siens 1-0 dans ce tournoi organisé à León et remporté haut la main.

• Mais le club ne réalisera pas le triplé. En Copa del Rey, les madrilènes sortent San José puis Majorque avant de buter sur le FC Barcelone – futur vainqueur – en ½ finale. Pourtant, le match aller avait tourné à la démonstration pour le Real qui écrase les catalans 4-1, avec un doublé de Mata le 16 Juin. Insuffisant puisque deux jours plus tard, le Barça renverse la situation et se qualifie en finale après une victoire nette 3-0. Mais cette saison reste une référence pour Mata. C’est tout simplement « la meilleur depuis que je suis arrivé à Madrid. Avec le club, nous avons remporté la Liga et la Copa de Campeones. Avec la sélection madrilène, nous avons gagné le Championnat d’Espagne et enfin nous avons remporté le Championnat d’Europe U19 avec l’Espagne. Je ne pouvais demander plus. »


06-07
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• Alors qu’il aurait dû entamer la nouvelle saison avec l’équipe C qui milite en Tercera División, il se voit offrir la possibilité de jouer avec la réserve en Segunda. Míchel, ancien joueur du Real (et surtout membre de la fameuse Quinta del Buitre dans les années 1980) et arrivé en provenance du Rayo Vallecano, décide en effet de l’intégrer au Real Madrid Castilla. Et bien lui en prend puisque dès son premier match, le 27 Août à Castellón pour l’ouverture du Championnat, Juan Mata fait déjà trembler les filets – à la 67ème minute – et permet à son équipe de décrocher le point du match nul 1-1.

Ses bonnes prestations lui valent une convocation en équipe première pour un déplacement sans enjeu – à part financier – à Kiev en Champions League. Pour ce match, Fabio Capello fait appel à neuf canteranos : Adán, Javi García, Torres, Sergio, De la Red, Nieto, Adrián González, Borja Valero et Mata. On pense même que le technicien italien va l’aligner dès le coup d’envoi car il figure dans l’équipe des possibles titulaires durant l’entraînement de la veille. Mais le 06 Décembre, il prend place finalement sur le banc sans entrer en jeu et assiste au match nul de siens 2-2.

Repositionné sur le côté gauche de l’attaque madrilène, il est le 3ème joueur le plus utilisé par Míchel (derrière Agus et Negredo) avec 39 apparitions (dont 35 dans le onze de départ) pour 2 802 minutes de jeu. Surtout, il confirme son sens du but en inscrivant 10 buts, terminant ainsi 2ème meilleur buteur du club, à 8 longueurs du pichichi Alvaro Negredo. Ce qui n’empêche pas la descente du club en Segunda B.


Les rumeurs de départ
• Un tel talent ne laisse pas insensible la concurrence. Le contrat de Mata expire le 30 Juin 2007 et il est donc libre de signer où il veut à partir du 1er Juillet. C’est son père – et aussi son agent – qui tire le premier et qui négocie le départ de son fils. Deux clubs sont sur les rangs : Valence et le FC Barcelone. Les dirigeants valencians se montrent les plus généreux : un contrat professionnel de cinq ans et une incorporation immédiate au sein de l’équipe première, y compris une inscription en Champions League – dont le club dispute alors à l’époque les 8èmes de finale contre l’Inter Milan. Quant au Barça, il a tenu à clarifier ses intentions concernant le jeune attaquant. En effet, une confusion est apparue lorsque le père de Juan Mata s’est réuni avec les dirigeants de la cantera azulgrana pour négocier le transfert de Jeffrey, dont il est aussi l’agent, inutilisé par Míchel avec la réserve et laissé libre. Le club catalan a brandi alors une sorte de pacte de non-agression vis-à-vis de la cantera du Real et réciproquement.

• Ces rumeurs de départ, alimentées par le père du joueur pour faire monter immanquablement les enchères, partent de la spécificité du contrat du joueur. En effet, celui-ci est différent de celui du reste des canteranos du Real Madrid à l’âge junior. Tandis que le contrat type pour cette tranche d’âge porte sur trois années dans cette catégorie et une année de rétention de la part du club, celui de Mata se prolonge d’année en année avec une particularité : adjoint à ce contrat, il existe un document signé par l’ancien directeur du centre de formation du Real Madrid, Ramon Martinez, et qui stipule que le joueur pourrait être libre le 30 juin 2007. Donc la possibilité pour lui de signer où bon lui semble. « Je ne connais pas la finalité de ce document signé par Ramon Martinez car Mata prolonge son contrat chaque année et pourrait partir au mois de juin sans ce papier. Cette saison, il était sur la liste du Real Madrid C et je l’ai fait monter au Castilla. Mata m’a dit qu’il voulait rester. Il devra donc parler avec son père... » explique Míchel, avant d’ajouter : « Lorsque j’ai incorporé le Real Madrid, l’une des mes fonctions comme directeur de la cantera était de réviser les précontrats des mineurs et des joueurs du Castilla. Nous en avons régularisé certains. Il y avait un cas similaire à celui de Mata chez les juniors et il a été réglé. Pour ce sujet-là, le plus important est que j’ai déjà discuté personnellement avec le joueur, face à face, et il m’a dit qu’il voulait jouer et s’imposer au Real Madrid, et je fais toujours confiance à ce que me disent les joueurs. » Dont acte.

• Car finalement, Mata terminera la saison avec le Real Madrid avant d’envisager l’avenir même si son père prévient déjà : « Il sera libre et nous serons ouverts à toute proposition qui nous parviendra. » Et les clubs qui se sont manifestés durant le mercato hivernal n’ont pas abandonné l’idée de le recruter, tout comme le Real celle de le prolonger. En tout cas, sa situation rappelle furieusement celle de Samuel Eto’o, formé au Real mais parti faire les – très – beaux jours du Barça, faute d’opportunités chez les merengues. Le Real fera-t-il des efforts, au risque de perdre l’un de ses joyaux ?

• Fin Janvier, Mata assure qu’il souhaite rester au Real jusqu’à la fin de la saison, et même au-delà du 30 Juin. Il a nié toute envie de changer d’air : « C’est faux de dire que je voulais partir. Depuis le jour où j’ai dit que mon but était de jouer avec l’équipe première, je n’ai pas changé. » Et il a tenu à remercier son coach : « Je suis très reconnaissant envers Míchel car il a continué à me faire confiance malgré les rumeurs. » Enfin, Mata réaffirme sa volonté de « rester au Real Madrid et de jouer longtemps avec l’équipe première et pour cela, la seule chose qui manque, c’est un accord entre le club et mon représentant (son père). »

• Sauf que le 17 Mars 2007, le quotidien sportif madrilène Marca révèle le départ de Mata pour le FC Valence qu’il rejoindra à partir du 1er Juillet pour d’une durée de quatre ans. Comme le prévoit la FIFA, ses clubs formateurs, dont le Real Madrid et le Real Oviedo, toucheront un pourcentage sur le montant du transfert. Conseillé par son père, Mata a même signé une assurance qui le couvre en cas de blessures et qui lui versera 6 millions d’euros s’il se trouvait dans l’impossibilité de jouer avec Valence.


07-08
• Comme prévu, Juan est incorporé à l’effectif alors dirigé par Quique Sánchez Flores, entraîneur des Juvenil du Real en 03-04. Il porte le maillot du FC Valence pour la première fois en amical le 24 Juillet contre le Lokomotiv Sofia (0-0) à Ermelo aux Pays-Bas. Mata joue même tous les matches de préparation du club « ché » (au nombre de 5) dont les deux rencontres de l’Emirates Cup contre l’Inter Milan (2-0) et le PSG (0-3) à Londres. Pas suffisant néanmoins pour figurer dans le groupe qui élimine le Champion de Suède, Elfsborg, lors du 3ème tour préliminaire de la Champions League. Des débuts en compétitions officielles qui se font attendre jusqu’au 2 Septembre et un match de Liga à Almería (2-1) qu’il débute comme titulaire. Mais Sánchez Flores ne le fera plus jouer jusqu’à son licenciement le 29 Octobre pour cause de mauvais résultats, notamment en Coupe d’Europe.

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• Óscar Fernández, l’entraîneur du Valencia Mestalla (l’équipe B) qui assure l’intérim avant la prise de fonction du néerlandais Ronald Koeman, relance Juan Mata en le faisant entrer dans le dernier quart d’heure à Mestalla contre le Real Madrid le 31 Octobre. Ses retrouvailles avec son ancien club tournent à l’humiliation (1-5). Une semaine plus tard, il s’assoit sur le banc pour la réception du Rosenborg Trondheim (0-2) en C1. Si l’arrivée de l’ancien coach du PSV Eindhoven n’a pas les résultats escomptés, elle va profiter à Mata. D’abord, en faisant ses débuts en Ligue des Champions le 11 Décembre dans le cadre de la dernière journée de poule à Stamford Bridge lorsqu’il remplace Vicente à la 75ème minute du match contre Chelsea (0-0). Puis en retrouvant sa place dans le groupe qui lui permet de jouer régulièrement en Liga (il a prit part aux 5 dernières journées) ainsi qu’en Copa del Rey dont il a disputé toutes les rencontres.


La selección
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• Après une saison 05-06 bien remplie, il s’envole au mois de Juillet pour la Pologne dans le cadre de l’EURO U19 au sein d’une équipe bourrée de talents composée entre autres d’Antonio Adán, Antonio Barragán, Marc Valiente, Gerard Piqué, Toni Calvo, Javi García, Diego Capel, Alberto Bueno, José Ángel Crespo, Esteban Granero ou encore Jeffrén Suárez. Dès la première rencontre, il signe un triplé contre la Turquie (5-3) le 18 Juillet 2006, dont un lob merveilleux, rappelant aux journalistes espagnols les buts que marquait un certain Raúl González Blanco... Il récidive en ½ finale lors de la large victoire 5-0 sur les autrichiens le 26 Juillet. Trois jours plus tard, il mène l’attaque ibérique en finale contre l’Ecosse gagnée 2-1 grâce au doublé de son coéquipier Alberto Bueno. Titulaire à quatre reprises – et à chaque fois de bout en bout –, il entre une seule fois en cours de match contre le Portugal, match sans enjeu pour les espagnols puisque déjà qualifiés. Auréolé de son titre de Champion d’Europe, il se voit convoqué le 1er Février 2007 par Iñaki Sáez en sélection « Sub-21 » à l’occasion d’une confrontation avec l’Angleterre, tout comme quatre autres canteranos du Real : Torres, Adán, Sergio Sánchez et Granero. Le 06 Février au Pride Park de Derby, et à l’âge de 18 ans et 10 mois, il fait ses débuts avec les Espoirs en remplaçant vers l’heure de jeu l’ancien buteur du Real Madrid Castilla prêté alors à Osasuna, Roberto Soldado.

• Mata réapparaît chez les Espoirs à la rentrée 2007 pour les éliminatoires de l’EURO 2009 en Suède. Même si Iñaki Sáez ne l’a pas encore titularisé, il le fait régulièrement entrer en cours de match comme face à la Pologne en Octobre et Novembre.


Son style de jeu
• Mata, aussi appelé « Matador » ou « Juanito », est un buteur qui peut aussi jouer en soutien voire en 9 ½, comme relais entre le milieu et l’attaque. Il compense un physique plutôt frêle – 1,75 m pour 63 kg – par sa vélocité et sa capacité à changer de position en cours de partie. Il peut aussi bien mettre ses coéquipiers dans les meilleures conditions devant le but comme se créer les occasions lui-même, y compris face aux plus durs défenseurs. D’ailleurs, sa ressemblance avec Raúl est assez saisissante. « Entre lui et moi, il y un gouffre. On ne peut pas nous comparer. Je suis encore en phase d’apprentissage. Mais j’aimerais bien devenir un jour comme lui… » déclare Mata en Juillet 2006 durant l’EURO U19.


Hors du terrain
• En plus d’être un « crack » sur la pelouse, Juan est aussi un bon élève. Ses bons résultats lui ont ouvert les portes de l’ « Universidad Politecnica de Madrid » – l’INEF – afin d’y étudier le journalisme. En dehors du football, Mata aime s’adonner au ping-pong durant son temps libre.

18.01.2008

PEDRITO

Pedro Rodríguez Ledesma, « PEDRITO »

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date de naissance 28.07.87
lieu de naissance Santa Cruz de Tenerife (Canaries, ESP)
nationalité ESP
position milieu offensif
international -
site web -

>carrière
CD San Isidro
04-05 FC Barcelone Juvenil A
05-06 FC Barcelone C 3ª
06-07 FC Barcelone C 3ª
FC Barcelone B 2ªB 1/0
07-08 FC Barcelone B 3ª 18/3
FC Barcelone 1ª 1/0

>bio
Pedro Rodríguez Ledesma, plus connu sous le nom de Pedrito, n’est pas prêt d’oublier cette soirée du 12 Janvier 2008. Pour le compte de la 19ème journée de la Liga, le FC Barcelone accueille le promu Murcie. Alors que Samuel Eto’o vient d’inscrire le quatrième but blaugrana (signant un doublé), Frank Rijkaard décide de lancer à deux minutes du terme l’habituel pensionnaire de la réserve à la place du camerounais, en partance pour la CAN. A peine entré qu’il donne la consigne à Thierry Henry de glisser dans l’axe, lui se positionnant sur le côté. En tout, Pedrito, floqué d’un numéro 33, aura passé 5 minutes sur le terrain du Camp Nou arrêts de jeu compris. Chaque ballon touché est applaudi par les 61 400 spectateurs présents, y compris lorsqu’il provoqua une faute d’un adversaire.

Une entrée saluée par son entraîneur Pep Guardiola, qui l’informa samedi matin qu’il devait rejoindre le groupe pour la partie contre Murcie : « S’il y en a un qui le mérite, c’est bien Pedrito » affirme l’ancien joueur du club, qui qualifie la saison de son jeune protégée de « vraiment fantastique ». Même le quotidien national El País s’est fait écho de ses débuts. Mais pas question de s’enflammer bien qu’il souhaite au plus vite rejouer au Camp Nou. « Il est clair que je suis joueur du Barça B et aujourd’hui, je ne pense qu’à travailler et aider l’équipe pour rester en haut du classement, jouer l’accession et changer de division » explique-t-il à Barça TV. « Je n’ai pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti. La seule chose que je peux faire c’est remercier ma famille et mes amis. » En zone mixte, il ajoute : « Tout le monde s’est bien comporté avec moi. Rijkaard m’a dit d’en profité et c’est ce que j’ai fais. C’est une soirée inoubliable pour un début au Camp Nou devant les supporters et avec une belle victoire. J’ai été surpris, je ne pensais pas débuter mais quand ils m’ont appelé, j’étais heureux. Je voudrais féliciter ceux qui ont eu confiance en moi. »

Il doit sa première apparition dans le groupe pro en compétition officielle au forfait de dernière minute de Santiago Ezquerro, diminué par une gastro-entérite. Lui qui devait jouer une rencontre de la 21ème journée de Tercera à Balaguer (il assiste à la rencontre le lendemain de ses grands débuts) est soudainement passé sous les feux de la rampe. Mais sa convocation ne doit rien au hasard.

Né à Santa Cruz de Tenerife en 1987, il débarque en Catalogne durant l’été 2004 en provenance du CD San Isidro. Dès sa première saison au sein de la cantera azulgrana, le milieu gaucher placé sur le côté droit se fait remarquer au sein de l’équipe Juvenil A, auteur d’un triplé historique, en compagnie de joueurs tels que Marc Valiente, Marc Crosas, Franck Songo’o, Víctor Vázquez, Paco Montañés et autre Sito Riera. Après avoir remporté la Liga en División de Honor, le Barça remporte la Copa de Campeones le 08 Mai 2005 à Madrid en battant le Sporting Gijón en finale (3-1). Pedro (pas encore Pedrito) inscrit le but de la victoire contre Osasuna (1-0) lors du premier match des catalans dans ce tournoi. Et c’est encore lui, toujours face au Sporting (2-0), qui assoit le succès des siens en Copa del Rey à Barcelone en scorant dans les arrêts du jeu du match.

Après une première saison convaincante en Catalogne, il devient très vite une référence dans son équipe du Barça C qu'il fréquente les deux années suivantes. La preuve : jusqu’au 1er Avril 2007, date de ses débuts avec l’équipe B contre Gramanet, Pedro, rebaptisé Pedrito depuis l’arrivée fin Janvier du buteur de la Gramanet Pedro García, était le joueur le plus utilisé par Juan Carlos Pérez Rojo. Il avait en effet pris part à tous les matches de Tercera División, disposant en plus du plus grand temps de jeu de l’effectif. De plus, il en était le meilleur réalisateur avec 4 buts, conjointement avec Stefan, bien qu’il soit plus passeur que buteur.

Car devant les absences en attaque de Giovani dos Santos et de Sito Riera, Quique Costas, le coach du FC Barcelone B, décide de convoquer le jeune joueur pour le derby contre la Gramanet. Et ce jour-là, devant le manque d’efficacité de son équipe, il le lance pour le dernier ¼ d’heure en lieu et place de Jeffren, lui aussi originaire des Canaries et de Tenerife. Mais il ne parviendra pas à faire pencher la balance dans un duel où les défenses prirent finalement le dessus (0-0). Malgré le partage des points, Pedrito a démontré sa qualité et qu’il pouvait être utile si nécessaire. Car il s’agit d’un joueur difficile à marquer à cause de sa grande mobilité et de par sa maîtrise du ballon des deux pieds. Il a pour habitude de partir du côté droit pour repiquer dans l’axe et prendre les défenseurs de vitesse avec son pied gauche. Une arme intéressante face aux équipes adverses qui ferment le jeu.

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Le joueur déclare à l’issue de la rencontre à Barça TV qu’ « il était seulement déçu de ne pas avoir gagné le match. Je suis très content d’avoir débuté avec le Barça B et j’espère que ce ne sera pas la dernière fois que j’aiderai l’équipe. Je ne sais pas quand je reviendrai jouer avec la B mais je suis à la disposition des entraîneurs. » Qui décideront de s’en passé pour la fin de saison qu’il termine avec l’équipe C. Mais suite à la relégation du Barça B de Segunda B en Tercera en Mai 2007, le Barça C disparaît puisque les deux entités ne peuvent coexister au même niveau.

S’en suit une vague de départs impressionnante. Le club vice-champion d’Espagne ne peut se permettre de voir sa réserve évoluer dans l’anonymat de la quatrième division nationale. Il va alors recruter quelques joueurs de l’extérieur et s’appuyer sur les meilleurs éléments formés au club, dont fait partie Pedrito. Celui-ci intègre alors et de manière définitive le groupe désormais entraîné par Pep Guardiola et dont l’objectif est la remontée immédiate. Il ne tarde pas à faire son trou : avant de faire ses débuts en Liga samedi dernier, Pedrito totalise 18 apparitions (dont 13 dans le onze de départ) en 20 journées de Tercera pour 1 300 minutes de jeu et 3 buts inscrits.

Certes moins connu que Bojan ou Giovani, il n'en reste pas moins un joueur de qualité à surveiller.

17.01.2008

Desmond N'ZE

Desmond N'ZE Kouassi

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date de naissance 17.04.89
lieu de naissance Sekoni (GHA)
nationalité GHA/ITA
position défenseur central
international -
site web -

>carrière
06-07 Verona B 1/0
07-08 Verona C1 0/0
01/08 Inter Milan A

>bio
Desmond N’Ze est la première recrue du mercato intériste. En effet, le 08 Janvier 2008, son club du Hellas Vérone annonce qu’il est parvenu à un accord avec l’Inter Milan qui permet à ce ghanéen né à Sekoni, la 3ème ville du pays, mais citoyen italien, de parapher un contrat d’un et demi (jusqu’au 30 Juin 2009) avec l’Inter Milan dont il renforcera dans un premier temps la Primavera de Vincenzo Esposito.

Défenseur central physique (1,86m), il débarque en provenance de l’autre club de Vérone, dernier du groupe A de la Serie C1 et avec qui il débuta en Serie B la saison passée le 18 Novembre 2006 lors du naufrage à Rimini (0-3) en entrant au bout de 27 minutes de jeu après l’expulsion de Romano Perticone. Il s’agit de sa seule apparition en équipe première.

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Mais il ne tarde pas à remercier les dirigeants nerazzuri puisque dès sa première apparition en Championnat le 12 Janvier 2008, il signe le second but (de la tête) de l’Inter à Vicenza (2-0) dans les arrêts de jeu (90+3ème). De là à le comparer à un autre défenseur central d'origine ghanéenne et passé par Milan (plutôt l'AC), un certain Marcel Desailly, il reste bien du chemin...

16.01.2008

Ibrahim MAAROUFI (prêté au FC Twente)

(ابراهيم معروفي)

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date de naissance 18.01.89
lieu de naissance Bruxelles (BEL)
nationalité BEL/MAR
position milieu
international BEL U21 (3/0)
site web -

>carrière
95-00 Anderlecht
00-06 PSV Eindhoven
06-07 Inter Milan 1/0
07-08 Inter Milan 0/0
01/05 FC Twente (p)

>bio
La carrière d’Ibrahim Maaroufi a subitement pris une autre tournure en quelques jours. Tout commence le 25 Octobre 2006 à San Siro. L’Inter affronte Livourne pour le compte de la 8ème journée de Série A et à 9 minutes de la fin, un jeune belgo-marocain fait sa première apparition chez les pros en remplaçant Dejan Stankovic : il s’agit d’Ibrahim Maaroufi, flanqué d’un numéro 50 peu habituel dans le dos et lancé dans le grand bain à la faveur d’une victoire 4-1. Les spectateurs découvrent alors celui qui devint le second plus jeune joueur à porter le maillot de l’Inter derrière Goran Slavkovski.

Né à Bruxelles, Ibrahim joue d’abord à Anderlecht (de 6 à 11 ans) avant de rallier le PSV Eindhoven. Il gravit une à une les marches du centre de formation mais stoppe sa progression en U17, en ayant quelques fois participé aux entraînements des pros.

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C'est alors qu'il choisit, durant l’été 2006, de s’engager avec l’Inter Milan jusqu’en Juin 2009.

Il entame sa première année au Settore Giovanile de l’Inter par une déroute en Supercoppa Italiana Primavera le 27 Septembre à Vinovo. La Juventus écrase les jeunes nerazzuri 5-1 dans un match que Maaroufi joue de bout en bout. Le 21 Octobre, Ibrahim débute dans le Championnat Primavera à Cagliari (1-2) en tant que titulaire mais cède sa place à la mi-temps. Deux semaines plus tard, il contribue au carton des siens contre Vicenza (7-0) en y allant de son but, le premier sous le maillot nerazzuro.

Ses performances en Primavera attire l’œil de Roberto Mancini qui le titularise à Messine (1-0) le 09 Novembre en 8ème de finale aller de la Coppa Italia. La Gazzetta dello Sport lui attribue la note très correcte de 6,5 sur 10 pour ses 81 minutes passées sur le terrain et le commentaire suivant : « Dès la 6ème minute, il faillit marquer. Joua simple et la tête haute ; à une transversale de la gloire (qu’il toucha durant le match). » Rebelote au match retour (4-0) à San Siro : titulaire pendant 70 minutes avant d’être remplacé par Attila Filkor (comme à l’aller d’ailleurs), il semble moins à l’aise. « Un peu trop timide et imprécis dans les phases offensives, meilleur dans le repli » écrit alors le journaliste de la Gazzetta, ne lui octroyant qu’un 5,5/10. Mais on préfère sa joie exprimée sur Inter Channel (la chaîne du club) : « J’ai ressenti une grande émotion en jouant un match officiel dans ce stade, devant les supporters de l’Inter (seulement 6 040 payants). Je remercie Mancini de m’avoir offert cette possibilité. Il croit en moi et c’est un grand entraîneur. » Et ses adversaires eurent, semble-t-il, du mal à le neutraliser : « La grosse faute que j’ai subie en seconde mi-temps ? C’était un gros coup même si je pense que le joueur ne l’a pas fait exprès. » Il continue néanmoins son bout de chemin en Primavera : 14 apparitions et 4 buts au cours de la saison régulière plus trois matches joués en phase finale qui voit l’Inter remporter le titre à Bressanone en battant la Sampdoria Gênes (1-0) en finale le 19 Mai 2007.

A ce moment-là, il commence à évoquer un possible départ. « L’an prochain (07-08), j’espère être repris en Coupe d’Europe. Enfin, si je reste. Il est possible que je sois prêté pour obtenir plus de temps de jeu. C’est, en tout cas, mon souhait car de nombreuses équipes se montrent intéressées. Des formations de Serie A mais aussi de Ligue 1 française. Pour le moment, l’Inter n’adhère pas à cette idée. L’entraîneur, Roberto Mancini, est très content de moi et il m’assure que je jouerai plus la saison prochaine. On verra dans les prochaines semaines si leur position évolue. C’est, en tout cas, une marque de confiance de leur part. » Une idée mise de côté, du moins momentanément.

Pour la nouvelle saison, Ibrahim fait partie des 10 jeunes de la Primavera qui effectuent la préparation estivale à Brunico avec l’équipe première. Mancini le lance à 5 reprises (dont 3 dès le coup d’envoi) comme par exemple le 28 Juillet contre Valence (0-2) lors de l’Emirates Cup ou le 29 Août contre le Barça (0-5) dans le cadre du Trophée Gamper. Cette saison, il est devenu un titulaire indiscutable dans l’entrejeu de l’équipe B. D’ailleurs, Mancini ne s’y trompe pas puisqu’il l’inclus dans son groupe en vue du match aller des 8èmes de finale de la Coppa Italia à la Reggina (4-1) et le fait même entrer à un ¼ d’heure de la fin en lieu et place de Marco Materazzi.

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Pourtant, le 15 Janvier 2008, le site web du club hollandais du FC Twente (5ème du championnat) annonce le prêt de Maaroufi par l’Inter pour les 18 prochains mois avec option d’achat. « Je voulais revenir aux Pays-Bas », a déclaré Maaroufi sur le site de sa nouvelle équipe. « J'ai joué en équipe olympique du Maroc avec Karim El Ahrnadi (international néerlandais chez les jeunes avant de représenter le Maroc au Mondial U20 en 2005... aux Pays-Bas) avec qui j'ai souvent évoqué le club de Twente. Je connais aussi le coach Fred Rutten de mon époque au PSV. Il est connu comme un très bon entraîneur. »

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Il revient sur les raisons qui l’ont poussées à quitter l’Inter. « La saison dernière, l'entraîneur de l'Inter, Mancini, m'avait promis de me donner une chance. Ce que j'ai eu. Mais ils ont au milieu de terrain avec Patrick Vieira, Olivier Dacourt et Cambiasso de grands joueurs. Il est logique que je ne joue pas » reconnaît-il avec une grande et rare lucidité. Sauf problème, il devrait faire ses débuts en Eredivisie dimanche à domicile contre Groningue pour un duel de haut de tableau.

>sélection
Marocain né en Belgique, Ibrahim possède la double nationalité. Pourtant, il n’a toujours pas fait son choix. Tout commence le lendemain de ses débuts en Série A lorsqu'il est appelé en sélection marocaine U21 pour un match contre… la Belgique, qui le jour suivant, lui adresse une invitation à ce même match mais sous les couleurs du pays qui l’a vu naître. Fin Octobre le sélectionneur des Diables Rouges en personne, se déplace à Milan pour convaincre le très sollicité intériste. Mission accomplie pour René Vandereycken : Maaroufi jouera pour la Belgique. « Un des arguments est que le calendrier de l’équipe nationale belge correspond à celui du Championnat italien. La Coupe d’Afrique, quant à elle, a lieu en Janvier, quand il y a beaucoup de matches de Série A » affirme-t-il. « Il m’a dit qu’il comptait sur moi pour les Espoirs et qu’en plus, cela m’offrirait des perspectives pour joue plus tard avec les A. » ajoute Ibrahim qui choisit donc de rejoindre les Diablotins de Jean-François de Sart car « les confrontations européennes doivent me rendre plus fort » avance-t-il. Mais le plus important n’est peut-être pas là: « Je me sens vraiment belge. Je suis né dans la capitale, mes parents vivent encore à Bruxelles et Vincent Kompany (international belge d’Hambourg formé à Anderlecht) me tient au courant du championnat (belge). » Ce fameux match du 14 Novembre contre le Maroc (4-4), il ne le jouera pas à cause d’une blessure.

Il débute finalement avec les Espoirs belges lors d’un match d’entraînement contre Saint-Trond (2-2) le 06 Février 2007 avant d’honorer sa première véritable cape le 23 Mars contre la Serbie (1-0) dans le cadre de la préparation à l’EURO U21 en Juin aux Pays-Bas, tournoi qu’il ne dispute pas puisque de Sart l’écarte de sa liste des 23. Une décision qui va pousser le jeune milieu de terrain à clore (définitivement) le chapitre belge. En effet, le 07 Septembre, Maaroufi dispute sa 3ème et dernière rencontre avec la Belgique lors des éliminatoires pour le Championnat d’Europe 2009 contre l’Autriche (0-1).

Car un mois plus tard, la Fédération Royale Marocaine de football (FRMF) annonce la sélection de Maaroufi pour le match contre le Cameroun qualificatif pour les JO. « Maaroufi, 18 ans, possède la double nationalité marocaine et belge. Il a accepté de renforcer l'équipe olympique du Maroc dès le 14 octobre face au Cameroun à Rabat » a déclaré à l'AFP un responsable, citant l'entraîneur des espoirs marocains, Fathi Jamal, selon le site afroscore.com qui précise : « Fathi Jamal a réussi à convaincre ce talentueux joueur qui sera parmi nous la semaine prochaine notamment à l'occasion de l'Aïd El Fitr (fête qui célèbre la fin du mois de jeune musulman du Ramadan). Roberto Mancini, l'entraîneur de l'Inter de Milan, a autorisé Ibrahim Maaroufi à se déplacer au Maroc. » Même s’il s’entraîne dans la semaine avec le groupe, le jeune marocain devra encore attendre avant de faire ses premiers pas avec les Lionceaux, éliminés de la course à Pékin après le nul 2-2 concédés aux camerounais.

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15.01.2008

Levan KENIA, l'avenir du foot géorgien

Levan KENIA ou Lewan QENIA ou ლევან ყენია (GEO)

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date de naissance 18.10.90
lieu de naissance Tbilissi (GEO)
nationalité GEO
position milieu offensif
international GEO U17, GEO U19, GEO U21, GEO A (6/0)
site web -

>carrière
05-06 Lokomotivi Tbilisi 1 4/0
06-07 Lokomotivi Tbilisi 1 11/3
07-08 Lokomotivi Tbilisi 1
01/08 Schalke 04 U19
08-09 Schalke 04 BL

>ses débuts en Géorgie
Levan fait ses premiers pas en Championnat avec le Lokomotivi Tbilissi, club de milieu de tableau, lors de la saison 05-06 âgé seulement de 15 ans ! L’exercice suivant, il joue trois fois plus de matches (tous comme titulaire) et inscrit ses premiers buts parmi l’élite. Il ouvre son compteur le 23 Septembre 2006 en offrant la victoire aux siens face à Batumi (1-0). Mais après 6 mois passés au Lokomotivi, il quitte la Géorgie pour l’Allemagne.

>son arrivée à Schalke 04
Le 07 Janvier 2008, Levan s’engage avec Schalke 04 jusqu’en Juin 2012, devenant ainsi la première recrue pour la saison prochaine. En effet, le contrat du jeune géorgien ne sera effectif que le 18 Octobre, jour de sa majorité mais intégrera l’équipe première dès cet été. En attendant, Kenia fera ses gammes avec les U19 du club allemand.

L’international géorgien est déjà passé par Gelsenkirchen. Grâce à son compatriote Levan Kobiashvili il a pu effectuer un essai au sein du club allemand début 2007. « Il a impressionné Norbert Elgert (le coach des moins de 19 ans de Schalke) » se souvient Andreas Müller, manager général et ancien joueur du club (avec qui il remporte la Coupe d el’UEFA en 1997 à San Siro devant l’Inter Milan), qui a suivi les progrès du joueur dans son pays. « C’est un joueur très talentueux et très avancé pour son âge. Il est techniquement parfait et a une bonne vision du jeu. » Convoité par de nombreux clubs européens après ses débuts en sélection, il donne sa préférence à celui de la Ruhr, à la grande joie de Müller. « Nous sommes très content de l’avoir pris. »

Kenia a obtenu un permis de résidence au début de cette année et vit désormais au centre de formation de Schalke. Il en profite aussi pour apprendre la langue. « Il comprend déjà beaucoup de choses et son apprentissage de la langue s’améliore » constate Kobiashvili.

>sélection
En une année, Levan Kenia sera passé des U17 à la sélection A géorgienne. Tout commence pour lui avec les moins de 17 ans lors du tour de qualification organisé en Octobre 2006 en Géorgie. Buteur contre la Russie (1-2), il est expulsé face à l’Allemagne (0-1) le privant du dernier match contre la Macédoine (5-0). Eliminé avec les U17à la course au Championnat d’Europe, il le sera aussi avec les U19 qu’il rejoint pour disputer le Tour Elite fin Mai 2007 en Ecosse où il dispute tous les matches. Malgré cet échec, Levan poursuit son ascension puisqu’il joue la première rencontre des éliminatoires de l’EURO Espoirs 2009 le 05 Juin 2007 contre l’Espagne (0-1). Il est de nouveau aligné le 22 Août en Pologne (1-3) mais cette fois-ci dès le coup d’envoi.

Finalement, l’allemand Klaus Toppmöller le lance avec les A le 08 Septembre contre l’Ukraine à Tbilissi dans le cadre des éliminatoires de l’EURO 2008. Remplaçant, il entre dans la dernière demi-heure à la place de l’attaquant de Fribourg, Aleksandr Iashvili et devient à 16 ans le plus jeune international géorgien. Plein de culot, il efface trois ukrainiens avant de tester Olexandr Shovkovskiy d’une frappe terrible. Dire que la veille, il figurait sur le banc pour le match des Espoirs contre le Kazakhstan (2-1). Depuis, il n’aura manqué aucune rencontre avec les A, totalisant 6 capes à la fin de l’année 2007 et réalisant même de grandes prestations comme contre l’Ecosse (2-0) le 17 Octobre. Ce soir-là, à la veille de ses 17 ans, il est l’un des artisans de la victoire surprise face aux écossais en compagnie de deux autres jeunes prometteurs à peine plus âgés (Levan Mchedlidze et Georgi Makaridze). « Ces trois adolescents ont été tout simplement étourdissants » admettait après coup Toppmöller. « Kenia fut l’un des meilleurs sur le terrain. »

Plus largement, « Kenia est un joueur d’avenir » explique le sélectionneur allemand. « Il a été le meilleur joueur chez les U17 et les U19, et la même chose se produit avec les espoirs. C’est pourquoi nous avons décidé de lui donner sa chance en équipe nationale. Je pense que pour les prochaines qualifications, il sera un leader de l’équipe. Il en a toutes les possibilités. » A lui de jouer alors...

12.01.2008

Gojko KAČAR

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date de naissance 26.01.87
lieu de naissance Novi Sad (SRB)
nationalité SRB
position milieu
international SRB U21, SRB (1/0)
site web -

>carrière
Formé au club
03-04 Vojvodina Novi Sad 1/0
04-05 Vojvodina Novi Sad 12/2
05-06 Vojvodina Novi Sad 26/2
06-07 Vojvodina Novi Sad 22/1
07-08 Vojvodina Novi Sad 17/11

>bio
Gojko Kačar n’est pas prêt d’oublier l’année 2007 : une 3ème place avec le Vojvodina Novi Sad lors du dernier Championnat, finaliste de l’EURO U21 avec la Serbie contre les Pays-Bas (1-4), un première participation en Coupe d’Europe, des débuts en sélection nationale A et enfin un titre de meilleur buteur à la trêve hivernale. Difficile de faire pieux pour un joueur qui va sur ses 21 ans.

Gojko a été formé au Vojvodina Novi Sad, situé au nord du pays. Champion en 66 et en 89, le club doyen (fondé en 1914) s’affirme aujourd’hui comme une altrenative crédible au Partizan et à l’Etoile Rouge de Belgrade après une quinzaine d’années plombées par des problèmes financiers. Un renouveau amorcé avec l’arrivée du président Ratko Butorović en 2006 et concrétisé par une place sur le podium la saison dernière ainsi qu’un billet en UEFA.
« Nous avons un projet bien défini » explique Butorović. « D’abord, nous voulons construire le club, et après cela, monter une grande équipe. Le club est la base, l’équipe le produit. Nous sommes optimistes et nous pensons avoir les deux en 2009. » Des paroles qui se sont traduites par la construction d’un nouveau centre d’entraînement à Novi Sad et par un projet concernant un nouveau stade, avec l’aide de ses propriétaires, la municipalité. Mais le club, qui a compté dans ses rangs Ilija Pantelić (gardien yougoslave passé dans les années 70 par Marseille, Bastia et le PSG), Slaviša Jokanović (champion d'Espagne avec le Deportivo La Corogne en 2000 et actuel entraîneur du Partizan), Dejan Govedarica (international yougoslave lors du Mondial 98), Miloš Krasić (vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 2005 avec le CSKA Moscou) et surtout Siniša Mihajlović (champion d'Europe 91 avec l'Etoile Rouge et meilleur buteur sur coup franc de la Serie A avec la Samp et la Lazio), est aussi connu pour sa politique axée sur les jeunes et qui a sorti une génération prometteuse composée entre autres de Damir Kahriman, Dušan Tadić, Nikola Petković, Goran Smiljanić, Danijel Aleksić, Vladimir Buač et emmenée par Kačar.
« Nous voulons garder tous nos jeunes, travailler avec eux et leur donner de l’expérience, ce qui est le seul moyen de gagner un jour le titre, qui est notre principal objectif » déclarait en Février 2007 le coach d’alors, Milovan Rajevac, remplacé par Ivica Bržić.

C’est ce dernier qui a eu la trouvaille durant l’été 2007 de replacer Gojko en attaque, lui qui n’avait inscrit que 5 buts en 61 matches de Championnat. Un retour aux sources puisqu’il évoluait devant à ses débuts avant de reculer au milieu de terrain chez les U16. Mais c’est en défense centrale qu’il débute parmi l’élite en 03-04 à l’âge de 16 ans. A l’aise balle au pied et au gabarit imposant (1,85m pour 79kg), il aurait pu compléter la liste des centraux serbes talentueux tels que Nemanja Vidic à Manchester UTD ou Slobodan Rajkovic, prêté par Chelsea au PSV Eindhoven. Mais c’est en attaque qu’il explose cette saison.

La révélation intervient le 2 Septembre à Napredak où il score le seul but du match à la 90ème. Dès lors, il va enfiler les buts comme des perles. 8 buts en 7 journées et surtout un coup d’éclat le 4 Novembre au Partizan Belgrade (3-3), leader du Championnat, contre qui il réalise un triplé. Au total, Gojko claque 11 fois en 17 matches, permettant à son équipe au mieux de disputer la seconde position à l’Etoile Rouge, au pire de sécuriser une place sur le podium. Surtout, il est devenu un joueur incontournable du Vojvodina puisqu’à la fin de l’année 2007, il est le seul joueur de l’effectif à avoir participé à toutes les rencontres du club : 17 en Meridian Superliga, 1 en Coupe et 4 en C3. Car en effet, il découvre aussi la Coupe d’Europe par le biais de l’UEFA. Sur le banc lors du match aller du 1er tour préliminaire contre le club maltais des Hibernians (5-1) le 19 Juillet, Kačar entre en seconde période et inscrit même un but. Il dispute ensuite les trois autres matches de la campagne européenne du Vojvodina Novi Sad, éliminé au second tour par l’Atlético Madrid (0-3 en Espagne à l’aller, 1-2 en Serbie au retour).

La révélation de cette première moitié de saison en Serbie aurait pu choisir la boxe que pratiquaient dans les années 70 et 80 ses oncles Tadija et surtout Slobodan, champion olympique des poids légers en 1980 aux JO de Moscou sous la bannière yougoslave. Mais c’est en regardant la finale de la Coupe des Champions remportée par l’Etoile Rouge devant Marseille (0-0ap, 5 tab 3) en Mai 1991 à Bari que se décida Gojko : « J’ai choisis le football à l’âge de 4 ans quand l’Etoile Rouge dominait le pays, l’Europe et le monde (en remportant la Coupe Intercontinentale à Tokyo face aux chiliens de Colo Colo sur le score de 3-0). » Mais il ne reconnaît qu’un seul club, le sien. « Je suis un supporter de Vojvodina. Je n’ai jamais suivi l’un des clubs de Belgrade. Je rêve seulement de remporter le titre avec mon équipe »

S’il y a peu de chances de le voir jouer ailleurs en Serbie qu’à Novi Sad, son futur se trouve très certainement à l’Ouest. Début Décembre 2007, le site footmercato.net relayé par celui d’Eurosport révèle que Nantes s’intéresse de très près au néo-international, même si lui donne sa préférence à la Premier League. Mais chaque chose en son temps. « Parfois, je pense que je devrais ralentir un peu. Je n’ai que 20 ans et je ne veux pas brûler les étapes. »

>sélection
Gojko compte déjà deux Championnat d’Europe à son actif avec les sélections de jeunes. Sans prendre part au moindre match qualificatif, il participe d’abord à l’EURO U19 en Juillet 2005 en Irlande du Nord. Titularisé à chaque sortie de la Serbie, il contribue au bon parcours de son pays, 1er de son groupe avec 3 victoires en autant de rencontres mais éliminé en ½ finale par l’Angleterre (1-3), battue en finale sur le même score à Belfast par la France (où l’on retrouvait des joueurs comme Lloris, Diaby, Digard, Kaboul, Gourcuff, Cabaye, Marange ou encore Gouffran).

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Puis il fait partie des 23 serbes vice-champions d’Europe Espoirs en Juin aux Pays-Bas même s’il ne dispute que le dernier match de poule (sans enjeu pour la Serbie) le 17 Juin 2007 à Nimègue contre l’Angleterre (0-2), récoltant au passage un avertissement. Dire qu'au début du mois, le pensionnaire du Vojvodina jouait la première rencontre des qualifications pour le Championnat d’Europe 2009 alors que la phase finale de l’édition 2007 n’avait même pas commencé ! Depuis, il a participé aux 5 autres rencontres de la Serbie dans son groupe 8, devenant indispensable pour son sélectionneur, Slobodan Krcmarevic, qui voudrait en avoir trois comme lui : un en défense, un au milieu et un autre en attaque.

Enfin, suite à son excellent début de saison, Javier Clemente décide de le convoquer en compagnie de 9 autres débutants pour la dernière rencontre des éliminatoires de l’EURO 2008 le 24 Novembre contre le Kazakhstan (1-0), reporté d’une semaine à cause de la neige et dépourvu de tout intérêt, la Pologne et le Portugal étant déjà qualifiés.

11.01.2008

Diego BUONANOTTE, le "nain" de River

Diego Mario BUONANOTTE Rende

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date de naissance 19.04.88
lieu de naissance Teodelina, Santa Fé (ARG)
nationalité ARG
position milieu offensif
international ARG 16, ARG U17
site web -

>carrière
Formé au club
05-06 River Plate 1/0
06-07 River Plate 0/0
07-08 River Plate 8/2

>bio
Du haut de ses 1,60m, il fait chavirer de bonheur les « hinchas » (les supporters) de River. A 19 ans, Diego Buonanotte est la révélation du dernier Championnat d’Ouverture du club de Buenos Aires qui a terminé à une médiocre 14ème place, à 15 points du champion, Lanús.

Diego rejoint les Millonarios à l’âge de 9 ans tout en continuant à vivre dans sa ville natale de Teodelina, située dans la province de Santé Fé et surtout à 330 km du siège du club. Ainsi, pour pouvoir participer aux entraînements, son père, employé de banque, est contraint de le conduire plusieurs fois par semaines à Buenos Aires. Mais la lassitude commence à le gagner car son rejeton ne joue pas. Déjà petit pour son âge, ses entraîneurs craignaient qu’il se fasse sérieusement bouger par des garçons nettement plus grands et plus forts que lui.

Ce qui n’empêche pas River de croire en Buonanotte, au talent indéniable. Le club lui concocte des séances de musculation et de gym et, conjuguée à la prise de vitamines, le petit Diego trace sa route au sein des équipes de jeunes. Mission accomplie pour les dirigeants argentins qui ont su conserver et protéger leur joyau, alors qu’en son temps, Argentinos Juniors n’avait pu conserver Leo Messi, faute de pouvoir lui payer son traitement hormonal, ce que le Barça lui assura.

En 2006, il évolue avec la réserve avant de débuter en équipe première. Et c’est Daniel Passarella, premier joueur argentin à avoir brandi la Coupe du Monde remportée en 1978, qui le lance à 17 ans le 09 Avril 2006 lors du Clausura contre l’Instituto de Cordoba (3-1) à la place de Gonzalo Higuaín. Il faut pourtant attendre le 30 Septembre 2007 pour le voir une seconde fois en action en Championnat contre Rosario Central (3-3). Entré à la pause, Diego inscrit le premier but de sa carrière dans le dernier ¼ d’heure sur une frappe du gauche splendide suite à un slalom à l’entrée de la surface adverse. Un but que le joueur de poche argentin s’est empressé d’aller fêté avec son coach.

Une semaine plus tard, Passarella crée la sensation en le titularisant pour la première fois à l’occasion du Superclásico contre Boca Juniors (2-0) au Monumental. Auteur d’un grand match, il gagne ce soir-là sa place dans le onze de River pour la fin du Championnat. Diego score une seconde fois le 21 Octobre lors de la victoire au Gimnasia La Plata (2-0). Début Novembre, il joue même les demi-finales de la Copa Sudamericana perdue contre l’Arsenal de Sarandí, autre club de Buenos Aires et futur vainqueur de l’épreuve, aux tirs au but (4-2) après deux confrontations stériles (0-0 à l’aller et au retour). Un échec qui laisse des traces puisque le lendemain, Passarella rend son tablier, laissant les rênes de River à un autre grand joueur argentin, Diego Simeone, joueur de devoir passé notamment par l’Atlético Madrid, l’Inter Milan et la Lazio Rome. Ce dernier maintient malgré tout sa confiance à Buonanotte, surnommé affectueusement « el Enano » (le nain).

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Joueur explosif, vif, technique, et dont la spécialité est le tir entre les jambes des défenseurs, Buonanotte devient rapidement la coqueluche des supporters de River. « Je tente des choses que l’on ne voit pas souvent chez les pros et que l’on nous apprend chez les jeunes » explique celui qui a été cité dans le numéro du mois de Novembre de la revue World Soccer parmi les « 50 jeunes les plus prometteurs du monde » pour le mensuel World Soccer en compagnie d’Anderson de Manchester UTD, de Giovani dos Santo et Bojan Krkic du Barça ou encore du lyonnais Karim Benzema.

>sélection
Un tel talent ne peut échapper aux sélectionneurs nationaux. Diego représente l’Argentine avec les U16 lors du Sudamericano 2004 au Paraguay mais doit se contenter d’un rôle de joker puisqu’il prend part à tous les matches comme remplaçant. Une génération emmenée par un certain Sergio Agüero qui bute en ½ finale face à la Colombie.

L’année suivante, c’est avec les U17 qu’il dispute le Sudamericano U17 en Equateur lors duquel les jeunes argentins se font sortir dès le premier tour en terminant avant-derniers de leur groupe.

>vidéos
1er but en Championnat : http://www.dailymotion.com/video/x33qe5_22-74m-buonanotte-river-plate_sport

2nd but en Championnat : http://www.dailymotion.com/video/x39shz_01-26m-buonanotte-river-plate_sport

10.01.2008

MARC CROSAS, l'héritier de Pepe Guardiola

MARC CROSAS Luque

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date de naissance 09.01.88
lieu de naissance Sant Feliu de Guíxols (ESP)
nationalité ESP
position milieu récupérateur
international -
site web -

>carrière
Espanyol Barcelone
2001 FC Barcelone
05-06 FC Barcelone Juvenil A
FC Barcelone C 3ª
06-07 FC Barcelone B 2aB 26/0 (24+2)
FC Barcelone 1ª 0/0
07-08 FC Barcelone B 3ª 8/0 (8+0)
FC Barcelone 1ª 0/0
01/08 Lyon (p) L1

comment lire le tableau
1a (Primera ou Liga), 2a (Segunda), 2aB (Segunda B), 3a (Tercera)
(24+2) = 24 fois titulaires + 2 fois remplaçants

>bio
Voilà peut-être la surprise du mercato lyonnais : l’arrivée pour les six prochains mois de Marc Crosas officialisée ce mercredi, soit le jour de ses 20 ans. Un prêt sans option d’achat qui prouve la qualité de ce jeune milieu de terrain sur qui le Barça mise énormément, à l’instar des deux autres canteranos montés en équipe première cette saison, Bojan et Giovani.

Considéré comme le successeur des Milla, Guardiola et Xavi, Marc Crosas est donc issu de la Masía, le centre de formation azulgrana. A l’instar de ses glorieux aînés, il évolue comme milieu défensif (ou numéro 4 dans la tradition espagnole), possède le sens du placement, une très bonne vision du jeu et surtout, une vertu essentielle à ce poste, le charisme. C’est un leader né, pas seulement par son jeu mais aussi par son caractère : il sait diriger sur le terrain et fait preuve d’une compétitivité au-dessus de la moyenne. Il est le type de joueur qui prend toujours la bonne décision.

Pourtant, sa venue au Barça n’a pas été simple. Un observateur du club, sans doute dans un mauvais jour, ne le jugea pas apte à porter le maillot azulgrana. L’Espanyol Barcelone ne se posa pas de questions et accueillit le natif de Sant Feliu de Guíxols, en plein cœur de la Costa Brava. Mais quand Rodolf Borrell (entraîneur chez les jeunes et dénicheur de talents) le vit jouer, il ne lui fallut pas plus de 10 minutes pour s’apercevoir de l’erreur. Sauf que Crosas, âgé de 12 ans seulement, avait donné sa parole à l’ « autre » club de Barcelone et qu’il ne voulait pas faire marche arrière. Malgré tout, quand il vit les installations de La Masía, il ne pouvait dire non au FC Barcelone. Comme il l’a toujours expliqué ensuite, Crosas a toujours rêvé de suivre la trajectoire de Guardiola. Il n’a jamais regretté sa décision, déclarant même que « ce fut le choix le plus réfléchi de ma vie. »

Passant par les équipes de jeunes, il vogue entre l’équipe C et les Juvenil A (moins de 18 ans) avec lesquels il réalise le doublé en 05-06. Champion du groupe 3 en División de Honor Juvenil, il fait partie du groupe qui s’adjuge la Copa del Rey en écartant le Real Madrid en ½ finales (1-4, 3-0) puis en battant 2-0 Saragosse en finale le 24.06.06. Avec lui, d’autres jeunes vont faire le grand saut avec la réserve sans passer par la case Barça C tels que Giovanni, Jeffren et un peu plus tard dans la saison, Bojan. Mieux, Frank Rijkaard l’emmène avec le groupe pro et d’autres canteranos (huit exactement) en stage de pré-saison. D’abord au Danemark où il joue en entier le match contre Arhus (3-0) le 28 Juillet 2006. Ensuite, il traverse l’Atlantique pour la tournée américaine du Barça. Titulaire contre le Club Tigres (3-0), il remplace trois jours plus tard Edmílson à la pause contre le Chivas Guadalajara (1-1) avant de rentrer le 08 Août 2006 en Catalogne afin de se consacrer au Barça B.

Quique Costas, le coach de la filiale, ne tarde pas à en faire un titulaire indiscutable dans l’entrejeu blaugrana. Il le lance en Segunda B (3ème échelon national) dès la 1ère journée de Championnat contre l’Hospitalet (0-0) le 26 Août. Ses performances ne laissent pas insensibles Rijkaard qui a l’habitude de lancer des jeunes issus des catégories inférieures aussi bien en amical qu’en compétition officielle. C’est le cas de Crosas qui dispute (et perd) le 06 Septembre la finale de la Copa Catalunya contre son ancien club, l’Espanyol. Titulaire au milieu du terrain, il cède sa place à l’heure de jeu à un autre canterano, Jeffren. Et comme son rêve est de jouer un jour au Camp Nou, son vœu est exaucé le 8 Novembre lors d’un 16ème de finale retour de Copa del Rey contre Badalone (4-0) quand il rentre à 13 minutes de la fin à la place d’Iniesta, s’offrant même le luxe de réaliser un centre décisif sur le 3ème but signé Javier Saviola.

Inscrit sur la liste UEFA avec le numéro 32, il fait partie du groupe qui participe au Championnat du Monde des Clubs au Japon. Mais c’est depuis le banc qu’il assiste à la ½ finale le 14 Décembre contre les mexicains du Club America (4-0) et à la finale trois jours plus tard contre l’Internacional Porto Alegre (0-1). Puis Rijkaard le convoque dans la foulée début Janvier 2007 pour pallier les blessures et les suspensions lors des déplacements à Getafe (1-1) en Liga puis à Alavés (2-0) en 8ème de finale aller de la Copa del Rey. Il doit pourtant se contenter du banc des remplaçants à chaque fois. A ce jour, il n'a toujours pas débuté en Liga avec le FC Barcelone.

Frank Rijkaard fera de nouveau appel à lui pour les matches amicaux en fin de saison. D’abord lors de la Copa Catalunya où il dispute les deux matches du Barça : la demi-finale contre la Nàstic (4-3) le 31 Mai 2007 et la finale le 5 Juin contre l’Espanyol (1-1, 5tab4) où il réussi son tir au but. Ensuite, Crosas est du déplacement en Afrique du Sud pour la rencontre face au Mamelodi Sundowns (2-1) le 20 Juin. Entré à la place de Deco à ¼ d’heure de la fin, il se révèle encore une fois décisif puisqu’il inscrit le but de la victoire à la 81ème minute.

Des appels dans le groupe pro qui le prive de matches avec le Barça B : 26 apparitions au cours de la saison (dont 24 dès le coup d’envoi) mais aucun but marqué et 9 avertissements. Associé à Sastre, il forme le duo de récupérateur de la réserve qui termine à la 19ème place (soit avant-dernier) du Groupe III de Segunda B. Une descente en Tercera División qui provoque de nombreux changements : dissolution du Barça C (qui militait jusqu’alors en Tercera) et surtout de multiples départs de joueurs pas du tout disposés à tomber dans l’anonymat de la 4ème division espagnole.

C’est pourquoi le staff du Barça décide d’intégrer dans le groupe pro les joueurs les plus prometteurs de sa réserve dont Marc Crosas qui effectue donc pour la seconde année consécutive la préparation estivale avec l’équipe première et participe donc aux tournées en Ecosse et en Asie. Sur les 7 rencontres amicales programmées durant l’été, le jeune catalan en dispute 6, ne manquant que la confrontation à Munich face au Bayern (1-0).

Mais contrairement à Bojan ou Giovani, Crosas peine à faire son tour, barré qu’il est par Xavi, Yaya Touré voire Edmílson ou Iniesta (milieu défensif de formation). Il joue 20 minutes pour ses débuts en Champions League le 12 Décembre contre le VfB Stuttgart (3-1) lors de la 6ème et dernière journée de poule (sans enjeu) en remplaçant Xavi et prend part aux 16èmes de finale de la Copa del Rey contre Alcoyano : 31 minutes à l'aller (3-0) puis 29 au retour (2-2). C'est tout avec l'équipe première. Total auquel il convient d'ajouter 8 matches avec le Barça B en Tercera, dont le dernier le 9 Décembre contre l’AEC Manlleu (4-2).

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Insuffisant pour la progression du joueur qui a besoin de temps de jeu pour s’exprimer. Il est pressenti à la Real Sociedad (Segunda División) mais le souhait du nouveau président du club basque d’assortir le prêt d’une option d’achat a refroidi le Barça qui s’est donc tourné vers l’Olympique Lyonnais. « Je suis surpris par la vitesse des évènements et par le fait qu’une équipe comme l’Olympique (sic) se soit intéressé à moi vu le peu de temps de jeu dont j’ai disposé cette année. » Il a en outre bénéficié des bons rapports entre les deux clubs suite aux transferts récents d’Edmílson et d’Abidal ainsi que des conseils de ce dernier, qui joua les intermédiaires pour faire avancer les négociations.

Marc Crosas devrait être présenté samedi à la presse.

(Son portrait pourrait donc être réactualisé ou complété).

07.01.2008

Maor Bar BUZAGLO

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date de naissance 14.01.88
lieu de naissance -
nationalité ISR
position attaquant
international ISR U17, ISR U19, ISR U21 (4/3), ISR A (2/0)
site web -

>carrière
Maccabi Haifa
Juventus Turin
Lyon
Maccabi Haifa
05-06 Maccabi Haifa 2/0
06-07 Hapoël Petach-Tikva (p) 25/5
07-08 Bnei Sakhnin (p)

>bio
Avec Ben Sahar (Chelsea) et Toto Tamuz (Beitar Jérusalem), Maor Bar Buzaglo symbolise la nouvelle génération du football israélien. Tous trois attaquants et internationaux A, ils sont promis à un (très) bel avenir. Buteur talentueux, rapide, bon techniquement, balle au pied et dans ses frappes, Buzaglo est considéré comme le successeur potentiel de Yossi Benayoun, expatrié à Liverpool, et ce, en dépit d’un parcours relativement atypique.

Formé au Maccabi Haïfa, il passe par les équipes de jeunes de la Juventus Turin et de l’Olympique Lyonnais où il côtoie un certain Karim Benzema. De retour au pays, il débute parmi l’élite en 05-06. La saison suivante, il est prêté à l’Hapoël Petach-Tikva, situé au nord-est de Tel-Aviv. Il y retrouve notamment l’ancien cannois, strasbourgeois et marseillais Mickaël Marsiglia. Buzaglo s’impose en étant le 6ème joueur le plus utilisé de l’effectif avec 25 apparitions. Mais surtout, c’est là-bas qu’il inscrit ses premiers buts en Championnat. Le premier intervient le 04 Novembre 2006 en égalisant contre le Maccabi Herzliya (1-1). Au retour, en Mars 2007, c’est lui qui donne la victoire aux siens (2-1). Deux semaines plus tard, Buzaglo réalise un triplé face à l’Hakoah Maccabi Amidar Ramat Gan (3-2). Cinq réalisations (toutes à domicile au stade municipal) qui lui valent le titre honorifique de meilleur buteur du club en compagnie du congolais Said Makazi. Pourtant, l’Hapoël Petach-Tikva, pénalisé de 3 points, termine à la dernière place du classement de la Ligat Ha'Al (l’équivalent de notre Ligue 1) à 18 points du premier non-relégable.

Maor, lui retourne au Maccabi Haifa avant d’être une nouvelle fois prêté. Cette fois-ci, il rejoint le Bnei Sakhnin, premier club arabe à avoir remporter la Coupe d’Israël en 2004. Mais le promu de la Liga Heumit (seconde division nationale) s’affirme comme la révélation des matches aller en occupant au soir de la 11ème journée la 3ème place du Championnat, grâce à un Buzaglo qui confirme toute l’étendue de son talent. En effet, l’international Espoirs est lui aussi sur le podium du classement des meilleurs buteurs avec 5 buts, à 3 longueurs de Marcus Romolo du Beitar Jérusalem. Des prestations qui n’échappent pas au sélectionneur national, Dror Kashtan, qui le convoque pour les deux dernières rencontres sans enjeu des éliminatoires de l’EURO 2008.

>sélection
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En effet, il honore sa première cape le 17 Novembre 2006 contre la Russie (2-1). Floqué du numéro 11, il cède sa place au bout de 64 minutes de jeu. Quatre jours plus tard, Maor débute encore le match face à la Macédoine (1-0) avant d’être sorti à la pause.

Dire que deux mois plus tôt, c’est avec les Espoirs qu’il brillait. Buteur dès le premier match contre le Luxembourg (3-0) le 07 Septembre, Buzaglo inscrit 3 buts en 4 matches. De quoi permettre à Israël de rester au contact des allemands, leader du groupe 7 des éliminatoires à la différence de buts (mais avec un match en moins).

Buzaglo est un habitué de la sélection nationale depuis les jeunes. C’est lui qui mène les U17 jusqu’à l’EURO italien en 2005 où ils terminent derniers de leur groupe (avec 3 défaites en 3 matches). Deux ans après, il échoue avec les U19 dont il est le capitaine lors du Tour Elite organisé en Israël en échouant à la seconde place derrière la France. Au total, il n’aura manqué aucune rencontre officielle estampillée UEFA (qualifications et phase finale) depuis ses débuts le 18 Octobre 2004 contre les Iles Féroé (4-2).

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