18.01.2008

PEDRITO

Pedro Rodríguez Ledesma, « PEDRITO »

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date de naissance 28.07.87
lieu de naissance Santa Cruz de Tenerife (Canaries, ESP)
nationalité ESP
position milieu offensif
international -
site web -

>carrière
CD San Isidro
04-05 FC Barcelone Juvenil A
05-06 FC Barcelone C 3ª
06-07 FC Barcelone C 3ª
FC Barcelone B 2ªB 1/0
07-08 FC Barcelone B 3ª 18/3
FC Barcelone 1ª 1/0

>bio
Pedro Rodríguez Ledesma, plus connu sous le nom de Pedrito, n’est pas prêt d’oublier cette soirée du 12 Janvier 2008. Pour le compte de la 19ème journée de la Liga, le FC Barcelone accueille le promu Murcie. Alors que Samuel Eto’o vient d’inscrire le quatrième but blaugrana (signant un doublé), Frank Rijkaard décide de lancer à deux minutes du terme l’habituel pensionnaire de la réserve à la place du camerounais, en partance pour la CAN. A peine entré qu’il donne la consigne à Thierry Henry de glisser dans l’axe, lui se positionnant sur le côté. En tout, Pedrito, floqué d’un numéro 33, aura passé 5 minutes sur le terrain du Camp Nou arrêts de jeu compris. Chaque ballon touché est applaudi par les 61 400 spectateurs présents, y compris lorsqu’il provoqua une faute d’un adversaire.

Une entrée saluée par son entraîneur Pep Guardiola, qui l’informa samedi matin qu’il devait rejoindre le groupe pour la partie contre Murcie : « S’il y en a un qui le mérite, c’est bien Pedrito » affirme l’ancien joueur du club, qui qualifie la saison de son jeune protégée de « vraiment fantastique ». Même le quotidien national El País s’est fait écho de ses débuts. Mais pas question de s’enflammer bien qu’il souhaite au plus vite rejouer au Camp Nou. « Il est clair que je suis joueur du Barça B et aujourd’hui, je ne pense qu’à travailler et aider l’équipe pour rester en haut du classement, jouer l’accession et changer de division » explique-t-il à Barça TV. « Je n’ai pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti. La seule chose que je peux faire c’est remercier ma famille et mes amis. » En zone mixte, il ajoute : « Tout le monde s’est bien comporté avec moi. Rijkaard m’a dit d’en profité et c’est ce que j’ai fais. C’est une soirée inoubliable pour un début au Camp Nou devant les supporters et avec une belle victoire. J’ai été surpris, je ne pensais pas débuter mais quand ils m’ont appelé, j’étais heureux. Je voudrais féliciter ceux qui ont eu confiance en moi. »

Il doit sa première apparition dans le groupe pro en compétition officielle au forfait de dernière minute de Santiago Ezquerro, diminué par une gastro-entérite. Lui qui devait jouer une rencontre de la 21ème journée de Tercera à Balaguer (il assiste à la rencontre le lendemain de ses grands débuts) est soudainement passé sous les feux de la rampe. Mais sa convocation ne doit rien au hasard.

Né à Santa Cruz de Tenerife en 1987, il débarque en Catalogne durant l’été 2004 en provenance du CD San Isidro. Dès sa première saison au sein de la cantera azulgrana, le milieu gaucher placé sur le côté droit se fait remarquer au sein de l’équipe Juvenil A, auteur d’un triplé historique, en compagnie de joueurs tels que Marc Valiente, Marc Crosas, Franck Songo’o, Víctor Vázquez, Paco Montañés et autre Sito Riera. Après avoir remporté la Liga en División de Honor, le Barça remporte la Copa de Campeones le 08 Mai 2005 à Madrid en battant le Sporting Gijón en finale (3-1). Pedro (pas encore Pedrito) inscrit le but de la victoire contre Osasuna (1-0) lors du premier match des catalans dans ce tournoi. Et c’est encore lui, toujours face au Sporting (2-0), qui assoit le succès des siens en Copa del Rey à Barcelone en scorant dans les arrêts du jeu du match.

Après une première saison convaincante en Catalogne, il devient très vite une référence dans son équipe du Barça C qu'il fréquente les deux années suivantes. La preuve : jusqu’au 1er Avril 2007, date de ses débuts avec l’équipe B contre Gramanet, Pedro, rebaptisé Pedrito depuis l’arrivée fin Janvier du buteur de la Gramanet Pedro García, était le joueur le plus utilisé par Juan Carlos Pérez Rojo. Il avait en effet pris part à tous les matches de Tercera División, disposant en plus du plus grand temps de jeu de l’effectif. De plus, il en était le meilleur réalisateur avec 4 buts, conjointement avec Stefan, bien qu’il soit plus passeur que buteur.

Car devant les absences en attaque de Giovani dos Santos et de Sito Riera, Quique Costas, le coach du FC Barcelone B, décide de convoquer le jeune joueur pour le derby contre la Gramanet. Et ce jour-là, devant le manque d’efficacité de son équipe, il le lance pour le dernier ¼ d’heure en lieu et place de Jeffren, lui aussi originaire des Canaries et de Tenerife. Mais il ne parviendra pas à faire pencher la balance dans un duel où les défenses prirent finalement le dessus (0-0). Malgré le partage des points, Pedrito a démontré sa qualité et qu’il pouvait être utile si nécessaire. Car il s’agit d’un joueur difficile à marquer à cause de sa grande mobilité et de par sa maîtrise du ballon des deux pieds. Il a pour habitude de partir du côté droit pour repiquer dans l’axe et prendre les défenseurs de vitesse avec son pied gauche. Une arme intéressante face aux équipes adverses qui ferment le jeu.

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Le joueur déclare à l’issue de la rencontre à Barça TV qu’ « il était seulement déçu de ne pas avoir gagné le match. Je suis très content d’avoir débuté avec le Barça B et j’espère que ce ne sera pas la dernière fois que j’aiderai l’équipe. Je ne sais pas quand je reviendrai jouer avec la B mais je suis à la disposition des entraîneurs. » Qui décideront de s’en passé pour la fin de saison qu’il termine avec l’équipe C. Mais suite à la relégation du Barça B de Segunda B en Tercera en Mai 2007, le Barça C disparaît puisque les deux entités ne peuvent coexister au même niveau.

S’en suit une vague de départs impressionnante. Le club vice-champion d’Espagne ne peut se permettre de voir sa réserve évoluer dans l’anonymat de la quatrième division nationale. Il va alors recruter quelques joueurs de l’extérieur et s’appuyer sur les meilleurs éléments formés au club, dont fait partie Pedrito. Celui-ci intègre alors et de manière définitive le groupe désormais entraîné par Pep Guardiola et dont l’objectif est la remontée immédiate. Il ne tarde pas à faire son trou : avant de faire ses débuts en Liga samedi dernier, Pedrito totalise 18 apparitions (dont 13 dans le onze de départ) en 20 journées de Tercera pour 1 300 minutes de jeu et 3 buts inscrits.

Certes moins connu que Bojan ou Giovani, il n'en reste pas moins un joueur de qualité à surveiller.

10.01.2008

MARC CROSAS, l'héritier de Pepe Guardiola

MARC CROSAS Luque

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date de naissance 09.01.88
lieu de naissance Sant Feliu de Guíxols (ESP)
nationalité ESP
position milieu récupérateur
international -
site web -

>carrière
Espanyol Barcelone
2001 FC Barcelone
05-06 FC Barcelone Juvenil A
FC Barcelone C 3ª
06-07 FC Barcelone B 2aB 26/0 (24+2)
FC Barcelone 1ª 0/0
07-08 FC Barcelone B 3ª 8/0 (8+0)
FC Barcelone 1ª 0/0
01/08 Lyon (p) L1

comment lire le tableau
1a (Primera ou Liga), 2a (Segunda), 2aB (Segunda B), 3a (Tercera)
(24+2) = 24 fois titulaires + 2 fois remplaçants

>bio
Voilà peut-être la surprise du mercato lyonnais : l’arrivée pour les six prochains mois de Marc Crosas officialisée ce mercredi, soit le jour de ses 20 ans. Un prêt sans option d’achat qui prouve la qualité de ce jeune milieu de terrain sur qui le Barça mise énormément, à l’instar des deux autres canteranos montés en équipe première cette saison, Bojan et Giovani.

Considéré comme le successeur des Milla, Guardiola et Xavi, Marc Crosas est donc issu de la Masía, le centre de formation azulgrana. A l’instar de ses glorieux aînés, il évolue comme milieu défensif (ou numéro 4 dans la tradition espagnole), possède le sens du placement, une très bonne vision du jeu et surtout, une vertu essentielle à ce poste, le charisme. C’est un leader né, pas seulement par son jeu mais aussi par son caractère : il sait diriger sur le terrain et fait preuve d’une compétitivité au-dessus de la moyenne. Il est le type de joueur qui prend toujours la bonne décision.

Pourtant, sa venue au Barça n’a pas été simple. Un observateur du club, sans doute dans un mauvais jour, ne le jugea pas apte à porter le maillot azulgrana. L’Espanyol Barcelone ne se posa pas de questions et accueillit le natif de Sant Feliu de Guíxols, en plein cœur de la Costa Brava. Mais quand Rodolf Borrell (entraîneur chez les jeunes et dénicheur de talents) le vit jouer, il ne lui fallut pas plus de 10 minutes pour s’apercevoir de l’erreur. Sauf que Crosas, âgé de 12 ans seulement, avait donné sa parole à l’ « autre » club de Barcelone et qu’il ne voulait pas faire marche arrière. Malgré tout, quand il vit les installations de La Masía, il ne pouvait dire non au FC Barcelone. Comme il l’a toujours expliqué ensuite, Crosas a toujours rêvé de suivre la trajectoire de Guardiola. Il n’a jamais regretté sa décision, déclarant même que « ce fut le choix le plus réfléchi de ma vie. »

Passant par les équipes de jeunes, il vogue entre l’équipe C et les Juvenil A (moins de 18 ans) avec lesquels il réalise le doublé en 05-06. Champion du groupe 3 en División de Honor Juvenil, il fait partie du groupe qui s’adjuge la Copa del Rey en écartant le Real Madrid en ½ finales (1-4, 3-0) puis en battant 2-0 Saragosse en finale le 24.06.06. Avec lui, d’autres jeunes vont faire le grand saut avec la réserve sans passer par la case Barça C tels que Giovanni, Jeffren et un peu plus tard dans la saison, Bojan. Mieux, Frank Rijkaard l’emmène avec le groupe pro et d’autres canteranos (huit exactement) en stage de pré-saison. D’abord au Danemark où il joue en entier le match contre Arhus (3-0) le 28 Juillet 2006. Ensuite, il traverse l’Atlantique pour la tournée américaine du Barça. Titulaire contre le Club Tigres (3-0), il remplace trois jours plus tard Edmílson à la pause contre le Chivas Guadalajara (1-1) avant de rentrer le 08 Août 2006 en Catalogne afin de se consacrer au Barça B.

Quique Costas, le coach de la filiale, ne tarde pas à en faire un titulaire indiscutable dans l’entrejeu blaugrana. Il le lance en Segunda B (3ème échelon national) dès la 1ère journée de Championnat contre l’Hospitalet (0-0) le 26 Août. Ses performances ne laissent pas insensibles Rijkaard qui a l’habitude de lancer des jeunes issus des catégories inférieures aussi bien en amical qu’en compétition officielle. C’est le cas de Crosas qui dispute (et perd) le 06 Septembre la finale de la Copa Catalunya contre son ancien club, l’Espanyol. Titulaire au milieu du terrain, il cède sa place à l’heure de jeu à un autre canterano, Jeffren. Et comme son rêve est de jouer un jour au Camp Nou, son vœu est exaucé le 8 Novembre lors d’un 16ème de finale retour de Copa del Rey contre Badalone (4-0) quand il rentre à 13 minutes de la fin à la place d’Iniesta, s’offrant même le luxe de réaliser un centre décisif sur le 3ème but signé Javier Saviola.

Inscrit sur la liste UEFA avec le numéro 32, il fait partie du groupe qui participe au Championnat du Monde des Clubs au Japon. Mais c’est depuis le banc qu’il assiste à la ½ finale le 14 Décembre contre les mexicains du Club America (4-0) et à la finale trois jours plus tard contre l’Internacional Porto Alegre (0-1). Puis Rijkaard le convoque dans la foulée début Janvier 2007 pour pallier les blessures et les suspensions lors des déplacements à Getafe (1-1) en Liga puis à Alavés (2-0) en 8ème de finale aller de la Copa del Rey. Il doit pourtant se contenter du banc des remplaçants à chaque fois. A ce jour, il n'a toujours pas débuté en Liga avec le FC Barcelone.

Frank Rijkaard fera de nouveau appel à lui pour les matches amicaux en fin de saison. D’abord lors de la Copa Catalunya où il dispute les deux matches du Barça : la demi-finale contre la Nàstic (4-3) le 31 Mai 2007 et la finale le 5 Juin contre l’Espanyol (1-1, 5tab4) où il réussi son tir au but. Ensuite, Crosas est du déplacement en Afrique du Sud pour la rencontre face au Mamelodi Sundowns (2-1) le 20 Juin. Entré à la place de Deco à ¼ d’heure de la fin, il se révèle encore une fois décisif puisqu’il inscrit le but de la victoire à la 81ème minute.

Des appels dans le groupe pro qui le prive de matches avec le Barça B : 26 apparitions au cours de la saison (dont 24 dès le coup d’envoi) mais aucun but marqué et 9 avertissements. Associé à Sastre, il forme le duo de récupérateur de la réserve qui termine à la 19ème place (soit avant-dernier) du Groupe III de Segunda B. Une descente en Tercera División qui provoque de nombreux changements : dissolution du Barça C (qui militait jusqu’alors en Tercera) et surtout de multiples départs de joueurs pas du tout disposés à tomber dans l’anonymat de la 4ème division espagnole.

C’est pourquoi le staff du Barça décide d’intégrer dans le groupe pro les joueurs les plus prometteurs de sa réserve dont Marc Crosas qui effectue donc pour la seconde année consécutive la préparation estivale avec l’équipe première et participe donc aux tournées en Ecosse et en Asie. Sur les 7 rencontres amicales programmées durant l’été, le jeune catalan en dispute 6, ne manquant que la confrontation à Munich face au Bayern (1-0).

Mais contrairement à Bojan ou Giovani, Crosas peine à faire son tour, barré qu’il est par Xavi, Yaya Touré voire Edmílson ou Iniesta (milieu défensif de formation). Il joue 20 minutes pour ses débuts en Champions League le 12 Décembre contre le VfB Stuttgart (3-1) lors de la 6ème et dernière journée de poule (sans enjeu) en remplaçant Xavi et prend part aux 16èmes de finale de la Copa del Rey contre Alcoyano : 31 minutes à l'aller (3-0) puis 29 au retour (2-2). C'est tout avec l'équipe première. Total auquel il convient d'ajouter 8 matches avec le Barça B en Tercera, dont le dernier le 9 Décembre contre l’AEC Manlleu (4-2).

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Insuffisant pour la progression du joueur qui a besoin de temps de jeu pour s’exprimer. Il est pressenti à la Real Sociedad (Segunda División) mais le souhait du nouveau président du club basque d’assortir le prêt d’une option d’achat a refroidi le Barça qui s’est donc tourné vers l’Olympique Lyonnais. « Je suis surpris par la vitesse des évènements et par le fait qu’une équipe comme l’Olympique (sic) se soit intéressé à moi vu le peu de temps de jeu dont j’ai disposé cette année. » Il a en outre bénéficié des bons rapports entre les deux clubs suite aux transferts récents d’Edmílson et d’Abidal ainsi que des conseils de ce dernier, qui joua les intermédiaires pour faire avancer les négociations.

Marc Crosas devrait être présenté samedi à la presse.

(Son portrait pourrait donc être réactualisé ou complété).

11.12.2007

José GUERRA, le meilleur buteur espagnol 06-07

José Emilio GUERRA Rodríguez

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date de naissance 15.03.82
lieu de naissance Vélez (ESP)
nationalité ESP
position attaquant
international -
site web -

carrière
Málaga
Espanyol Barcelone
2001 Figueres (p)
01-02 Reus
02-03 Reus
03-04 Palamós
Linares
04-05 Sabadell
05-06 Granada Atlético -/22
06-07 Saragosse B -/42
07-08 FC Barcelone B

>bio
José Guerra est né à Vélez, dans la province de Málaga en Andalousie. Après avoir fréquenté les équipes de jeunes du Málaga CF, il prend la direction de la Catalogne où il intègre les juniors de l’Espanyol Barcelone. Au bout de 6 mois, il est prêté à Figueres. Puis il passe deux ans à Reus (de 2001 à 2003) avant d’entamer la saison 03-04 avec Palamós et de la terminer avec Linares. Guerra achève son tour de Catalogne en posant ses valises à Sabadell en 2004. Avec cette équipe de Segunda B de milieu de tableau, il connaît son heure de gloire le 14.10.04 lors des éliminatoires régionaux de la Copa del Rey contre... l’Espanyol ! A Barcelone, José va se rappeler au bon souvenir de son ancienne équipe en réalisant un doublé, contribuant ainsi à la qualification des siens (4-1).

Mais il prend véritablement son envol en 05-06. Avec le Grenada Atlético, l’autre club de Grenade fondé en 2004, il termine meilleur buteur du groupe IX (celui de l’Andalousie orientale) de Tercera División en marquant 22 buts, soit plus du tiers du total de son équipe. Une performance qui lui vaut d’être dans l’équipe type du numéro de fin de saison de l’hebdomadaire Don Balón. Le club termine à la seconde place, devancé seulement par le Grenada CF à la différence de buts, mais échoue finalement lors du premier tour des play-off pour la montée en Segunda B face à Arcos (0-2, 0-0).

Ses performances ne restent pas vaines puisqu’en 2006, il s’engage en faveur de la réserve de Saragosse, reléguée en Tercera División. Et là, il explose. Dès sa première apparition, il inscrit 4 buts contre Caspe. « Et puis deux à Peñas Oscenses, trois à Jaca, deux à Villanueva y d’autres à Zuera » poursuit-il. A la fin des matches aller, il culmine déjà à 25 buts. Au terme de la saison, il a claqué 42 ! Il trône évidemment en tête du classement des buteurs du groupe XVII, celui de l’Aragon, devançant son dauphin de 20 unités. Il établit même un record tous groupes confondus et peut se targuer d’être le pichichi de tout le football espagnol. Un score qu’il doit surtout au système de son équipe, résolument portée sur l’offensive et à la confiance de son entraîneur. Il admet pourtant qu’en quatrième division, « il y a 5 ou 6 équipes très fortes et que les autres sont moyennes. » Dans son sillage, le Saragosse B écrase tout sur son passage : 91 points, 13 d’avance sur le second et surtout 113 buts inscrits en 38 journées. Mais à la surprise générale, le club tombe dès le premier tour de la phase d’ascension à la division supérieure. Deux défaites face à Ontinyent (0-1, 0-1) début Juin 2007 et Guerra voit de nouveau son rêve d’accéder à la Segunda B échouer pour la deuxième fois en deux ans.

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« Je crois que je ne continuerai pas ici si nous ne montons pas ou si l’on ne me prend pas en équipe première » prévenait-il alors au mois de Mai 2007. Certes il goûte à l’équipe première en s’entraînant une fois par semaine sous les ordres de Víctor Fernández. « Je sais que l’écart entre la Tercera et la Primera (la Liga) est assez grand. » Il ne fera pourtant jamais le grand saut, contrairement à son frère jumeau, Javi Guerra, attaquant lui aussi et qui disputa 2 rencontres de Liga avec le FC Valence.

C’est alors que le Barça B de Pep Guardiola, tout juste relégué en Tercera, se manifeste et décide de débaucher José moyennant 40 000 euros. Le 21.08.07, le site officiel du FC Barcelone annonce l’arrivée du meilleur buteur d’Espagne. Il y retrouve notamment Eneko, son ancien coéquipier du Saragosse B, transféré plus tôt cet été. Le changement est radical : les installations, l’attention portée aux joueurs, sans compter le Camp Nou, qu’il a déjà eu l’occasion de visiter. Son objectif est clair : aider à faire remonter la filiale azulgrana en Segunda B et pourquoi pas porter un jour le maillot de son club chéri, Málaga.

Guerra fait ses débuts le 02.09.07 à Ricoh Premiá où le Barça décroche le nul 0-0. Trois jours plus tard, Frank Rijkaard n’hésite pas à le lancer dès le coup d’envoi de la demi-finale de la Copa Cataluña à Palamós contre Gironne (3-2). Privé de 14 internationaux, le coach hollandais fait appel à plusieurs réservistes dont Guerra qui est l’un des joueurs les plus âgés et les plus expérimentés de l’équipe B. Malheureusement pour lui, il doit céder sa place au bout seulement de 36 minutes de jeu à Víctor Vázquez. Rien de bien grave puisque le week-end suivant (le 09.09.07), il inscrit son premier but sous le maillot blaugrana en parachevant la première victoire du Barça B contre Balaguer (4-2, 88ème). Depuis, il s’est imposé comme un titulaire indiscutable à la pointe de l’attaque même s’il est loin des bases de sa précédente saison.

S’il marque autant de buts, c’est parce que José Guerra est un attaquant complet, bon dans le jeu aérien et à l’aise avec ses deux pieds. Mais il est surtout un inconditionnel de Thierry Henry, allant jusqu’à remonter ses chaussettes jusqu’aux genoux comme son idole. De son passage à Saragosse, il garde aussi un bon souvenir d’un autre avant-centre qu’il apprécie, l’argentin Diego Milito.